Bali
Tout savoir sur Bali
Que cherche-t-on vraiment quand on décide de visiter Bali ? Une plage, un temple, ou quelque chose de plus difficile à nommer. Cette île indonésienne fascine des millions de voyageurs chaque année sans jamais vraiment s'expliquer.
Bali concentre en moins de 6 000 km² des paysages volcaniques, des rizières en terrasses, des plages de surf et une vie spirituelle omniprésente. Tout coexiste, souvent à quelques kilomètres.
Ce guide donne les clés pour comprendre l'île, éviter les pièges classiques et en tirer le meilleur — selon que l'on vienne pour deux semaines ou dix jours.
Pourquoi visiter Bali ?
Ce qui rend Bali unique
Bali est la seule île majoritairement hindoue d'Indonésie, un pays à 87 % musulman. Cette singularité culturelle se ressent partout : offrandes de fleurs sur les trottoirs, gamelan qui résonne le soir, cérémonies qui bloquent parfois la route.
Les voyageurs qui s'y attardent au-delà des plages de Kuta comprennent vite que l'île vit au rythme de ses rituels. Ce n'est pas un décor. C'est une civilisation vivante.
Bali en quelques chiffres
L'île accueille plus de 6 millions de touristes étrangers par an, selon les données de l'Office du tourisme indonésien. Pourtant, certaines zones restent préservées.
Bali compte plus de 20 000 temples hindous, appelés pura. Le point culminant, le volcan Agung, dépasse 3 000 mètres. La devise officielle reste la roupie indonésienne, et 1 euro vaut environ 17 000 IDR.
Que voir et faire à Bali ?
Le temple de Tanah Lot
Le temple de Tanah Lot est probablement le site le plus photographié de Bali. Posé sur un rocher battu par les vagues de l'océan Indien, il prend une dimension quasi irréelle au coucher du soleil.
L'accès au rocher lui-même est réservé aux fidèles balinais. Les visiteurs observent depuis le rivage — ce qui, paradoxalement, oblige à lever les yeux plutôt qu'à fouler le site.

Les guides locaux recommandent d'arriver vers 17h pour capter la lumière dorée sans la foule de midi. Le site se trouve à environ 20 km au nord de Seminyak.
Les rizières de Tegallalang (Ubud)
Les rizières en terrasses de Tegallalang, à 3 km au nord d'Ubud, figurent parmi les paysages les plus reconnaissables d'Asie du Sud-Est. Le système d'irrigation traditionnel subak est classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2012.
La lumière du matin y est spectaculaire. Les voyageurs matinaux, arrivés avant 8h, trouvent encore les terrasses dans la brume et presque sans monde.
Des balançoires et des nids d'aigle perchés en hauteur ont envahi le site ces dernières années. À chacun de décider si l'on vient pour les photos ou pour le paysage.
Kuta et Seminyak (plages)
Kuta reste la plage la plus fréquentée de Bali, animée, bruyante, accessible. C'est là que le surf a été popularisé dans les années 70 et que les vagues restent parfaites pour les débutants.
Seminyak, juste au nord, change radicalement d'atmosphère. Les beach clubs, les restaurants gastronomiques et les boutiques de créateurs remplacent les vendeurs de rue et les bars à bière.
Entre les deux, la plage de Legian occupe un entre-deux souvent oublié des guides. Les avis des visiteurs confirment qu'elle cumule les avantages des deux voisines sans leurs excès.
Le volcan Batur (randonnée)
La randonnée au mont Batur se fait presque toujours de nuit, départ vers 3h du matin, pour atteindre le sommet à 1 717 mètres à l'aube. Le spectacle du lever de soleil sur le lac de caldera et le volcan Agung en arrière-plan vaut l'effort.
La montée dure environ deux heures. Le sentier est accessible sans expérience technique particulière, mais les jambes ressentent la pente volcanique.

Un guide local accompagnateur est fortement recommandé — non seulement pour l'orientation, mais parce que les coopératives de guides locaux encadrent sérieusement la montagne depuis plusieurs années.
Gastronomie et saveurs de Bali
La cuisine balinaise se distingue nettement des autres cuisines indonésiennes. Elle utilise davantage d'épices, de viande de porc et de préparations rituelles absentes ailleurs dans l'archipel.
Le babi guling — cochon de lait rôti farci de curcuma, de gingembre et de citronnelle — est le plat emblématique de l'île. Il se trouve dans les warung locaux pour moins de 3 euros, bien loin des restaurants touristiques.
Le nasi campur rassemble sur une assiette de riz plusieurs petites préparations : légumes sautés, viande, tempeh frit, sambal. Simple, équilibré, universel.
Les voyageurs curieux se rendent au marché de Gianyar le soir. Les étals de satay, de lawar (salade de légumes et noix de coco fraîche) et de jus de fruits frais s'y succèdent jusqu'à minuit.
Le café balinais mérite une mention particulière. Le kopi Bali se boit épais, sucré, sans filtre. Les guides locaux indiquent systématiquement les petites boutiques de torréfaction d'Ubud plutôt que les chaînes internationales qui ont colonisé le centre.
Comment se rendre à Bali et se déplacer
Y arriver
L'aéroport international Ngurah Rai, situé à Denpasar, dessert Bali depuis les grandes capitales européennes avec une ou deux escales (Singapour, Kuala Lumpur, Doha). Les vols directs depuis Paris n'existent pas en 2024.
Le trajet en avion depuis Paris représente environ 16 à 20 heures de vol selon l'escale. Les compagnies les plus fréquentes sur cette route sont Singapore Airlines, Qatar Airways et Malaysia Airlines.
Un visa à l'arrivée (Visa on Arrival) est disponible pour les ressortissants français, valable 30 jours, pour un coût d'environ 35 USD.

Se déplacer sur place
Bali ne dispose pas de réseau de transports en commun fiable. Le scooter de location reste le moyen de déplacement le plus répandu : entre 5 et 8 euros par jour, avec permis A ou permis international.
Les applications Gojek et Grab fonctionnent comme des taxis à la demande, fiables et peu chers, surtout dans les zones urbanisées du sud de l'île.
Pour les excursions plus longues vers Ubud ou le Batur, la location d'un chauffeur privé à la journée coûte entre 35 et 50 euros et reste la solution la plus souple pour les familles ou les groupes.
Budget et conseils pratiques
Combien prévoir pour Bali
Bali reste une destination accessible. Un budget quotidien de 40 à 60 euros par personne couvre confortablement hébergement en guesthouse de qualité, repas dans les warung locaux et déplacements en scooter.
Les voyageurs qui optent pour les beach clubs de Seminyak et les restaurants tendance d'Ubud grimpent facilement à 100 à 150 euros par jour. Bali a deux vitesses tarifaires très nettes.
Les entrées des sites culturels restent modestes : entre 1 et 5 euros pour la plupart des temples. La randonnée au Batur avec guide revient à environ 40 euros par personne.
Quand partir : Avril à Octobre
La saison sèche, d'avril à octobre, correspond à la meilleure période pour visiter Bali. L'humidité baisse, les pluies sont rares, et les conditions de randonnée comme de surf atteignent leur pic.
Juillet et août sont les mois les plus fréquentés — et les plus chers. Les voyageurs qui préfèrent moins de monde choisissent avril-mai ou septembre-octobre, avec des tarifs d'hébergement souvent inférieurs de 20 à 30 %.
La saison des pluies (novembre à mars) n'exclut pas un voyage, mais les averses tropicales peuvent être intenses et les vagues moins praticables. Les temples, eux, restent magnifiques sous la bruine.
Questions fréquentes sur Bali
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